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Présentation et préparation du voyage

ROADBOOK  : cliquez sur le lien ICI pour voir notre roadbook (itinéraire, hôtels, excursions, etc.)

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Septembre 2022 : après plus de deux ans d'attente (merci Covid), nous pouvons enfin commencer à préparer notre voyage en Indonésie.  "Nous", c'est Fabienne, fonctionnaire de 58 ans, et Jacques, physicien de 61 ans.  Heureux parents de 5 enfants qui sont allés vivre leur vie d'adulte loin de la maison, nous pouvons enfin voyager et depuis 2015, nous ne nous en privons pas : Islande, Pologne, 40 jours au Vietnam en 2019 et inauguration de la Covid en mars 2020 en Inde.  Fabienne est la photographe-rédactrice-organisatrice en chef (à partir de maintenant, je parlerais en "je") et Jacques est celui qui s'occupera de la partie motorisée (location de moto, préparation des outils, pis c'est pas mal ça 😁).

Après avoir exploré le Vietnam du nord au sud et une toute petite partie du sud-est de l'Inde en moto, nous avions décidé que notre prochain voyage serait en Indonésie, cette fois uniquement en moto.  Et voilà, nous y sommes enfin, go go les préparatifs!

APPRENDRE LA LANGUE

L'indonésien est une langue extrêmement facile à apprendre, surtout après avoir sué pour apprendre la base de l'islandais, du polonais, du vietnamien (ouch) et du tamoul. Jacques a donc décidé de s'y mettre aussi et 4 mois après avoir commencé, nous savons plus ou moins 250 mots, assez pour se débrouiller pour manger, dormir, saluer les gens et nous déplacer.  Pas assez pour comprendre, mais en faisant répéter et en demandant de parler plus lentement (pelan-pelan), on a peut-être une chance.  

Nos outils, dans l'ordre de préférence :
- Le cours d'indonésien pour débutant, document gratuit publié sur le site ICI et existant aussi en format vidéo sur Youtube ICI.  Super bien fait, langage courant, beaucoup d'infos pratiques, on aime beaucoup!
- L'application Pimsleur (pas besoin de la présenter) : ce n'est pas la préférée de Jacques parce qu'il faut répéter inlassablement les mots et les phrases, mais pour les ceusses qui ont une petite mémoire comme moi, c'est le seul moyen de faire rentrer l'information et ça fonctionne du tonnerre! Mise-à-jour 2024 : toujours impressionnée par Pimsleur.  Nous en sommes à la leçon 20, pas beaucoup, mais on apprend de plusieurs sources...
- Le petit livre "Instant Indonesian" de Stuart Robson et Julian Mille : un tout petit livre, parfait à emporter dans les bagages et très agréable à lire.  Mots de base très pratiques à savoir.  
- Duolingo : pas mal, mais souvent frustrant car beaucoup de mots inutiles à apprendre (tsé, quand est-ce qu'on va avoir besoin de dire "Ce chat est noir" et nos erreurs sont très limitées dans la version gratuite.  Mais c'est ludique et on apprend beaucoup quand même. Mise-à-jour 2024 : 138 jours de suite, mais je n'arrive toujours pas à retenir les verbes qui commencent par 'mer', pfff.
- La page Facebook "I am a learner of basic bahasa", avec document à commander pour une dizaine de dollars, petits vidéos intéressants, pas mal du tout, je ne m'en suis pas vraiment servi, mais je regarderai ça de plus près avant notre prochain voyage! Mise-à-jour 2024 : nous avons commencé à suivre des cours à distance avec Widodo (Billy pour les occidentaux), le responsable de la page Facebook, à raison d'une heure par semaine, c'est très intéressant! 
- Le livre "Indonesian for beginners, learning conversational Indonesian", de Katherine Davidsen et Yusef Cuandani, pas mal aussi, mais plus avancé, on l'étudiera pour un futur deuxième voyage. 
- Le document du Peace Corps "Indonesian Language Training Book 1", plus avancé aussi, avec des exercices, mais plus difficile, car pas traduit en français ou en anglais.  
Et bien sûr, un petit dictionnaire, bien pratique pour compléter les sessions Pimsleur pour savoir comment s'écrivent les mots que l'on entend


Oups, j'avais oublié un autre petit bijou, celui que j'amènerai avec moi, le Indonesian Phrasebook & Dictionary, de Lonely Planet, super pratique et tout petit... 


Et voilà le document de révision final (cliquez ICI), mis à jour fin février 2024.


L'ITINÉRAIRE

Naïvement, je pensais pouvoir faire le tour de l'Indonésie en 2 mois.  Avant de regarder une carte.  Le temps de m'humilier sur une page Facebook en dévoilant nos plans.  Shame.  Finalement, après avoir réalisé l'immensité de ce pays, nous avons dû nous résoudre à n'en découvrir qu'une infime partie. Pas grave, on aura une excuse pour y retourner!  Voici donc la carte de l'Indonésie et de ses 18 306 îles.  Nous en explorerons 5 : un petit bout de Java, Bali si on a le temps, Lombok, Sumbawa et Flores.

En jaune pâle, l'Indonésie et, entouré en bleu, le minuscule coin que nous découvrirons en moto


Image tirée du site Mifuguemiraison.com

Une fois la superficie de notre voyage délimitée, il nous reste à étudier les nombreux sites, livres, blogs, vidéos, pour déterminer les incontournables et les très contournables. L'outil le plus pratique ?  Internet.  Le plus fiable ? Les blogues, les forums et les récits de voyage.  Rien de mieux que les expériences sur le terrain des voyageurs.  On trouve un blog, on détermine le profil du voyageur et, selon son profil, ses goûts, son style de voyage, on décide qu'on veut aller aux mêmes endroits que lui ou qu'on ne veut surtout pas aller aux mêmes endroits que lui.  

Quelques sites :

Quelques pages Facebook : Indonésie en français, Backpackers Indonesia, L'âme de l'Indonésie, Lombok and Gile Travel Info, L'âme de Lombok...

Assez vite Bali s'éloigne de notre radar.  Bon, difficile de ne pas y aller du tout, car c'est là que nous atterrissons et là d'où nous repartons, mais les îles plus sauvages et moins touristiques de Lombok, Sumbawa et Flores nous attirent beaucoup plus.  Ainsi que l'est de Java où les volcans Bromo et Ijen nous font de l'oeil.  

Première ébauche du voyage, pour environ les 40 premiers jours (après plusieurs changements avec casse-tête de devoir changer aussi les réservations d'hôtels) : 

Pour voir le document en PDF, plus lisible, cliquez ICI

Bien sûr, il y aura une planification complète, très très élaborée (trop, comme d'habitude), mon roadbook traditionnel avec la liste détaillée de tous les hôtels intéressants sur le parcours, toutes les excursions possibles, les meilleurs restaurants, les plus beaux trajets, etc.  J'ai d'ailleurs utilisé une application québécoise pour m'aider dans ce travail de titan, le planificateur de voyage "Planning motion", mais j'avoue que je préfère encore mon roadbook traditionnel (peut-être parce que je n'ai pas pris la peine de bien comprendre toutes les subtilités de cet outil).  Mais comme c'est un planificateur virtuel, il m'accompagnera dans mon téléphone, complétera bien mon roadbook en papier et sera bien pratique pour les liens des hôtels et des endroits à visiter.  

ROADBOOK  : cliquez sur le lien ICI pour voir notre roadbook (itinéraire, hôtels, excursions, etc.)


LES HÔTELS ET HOMESTAYS

Pour chaque voyage, je me dis "Fabienne, sois un peu moins rigide et organisée, aie confiance, réserve au jour le jour pour ne pas être coincée dans un itinéraire prédéterminé et stresser sur le temps et le trajet parce que tu as réservé des hôtels et que tu DOIS absolument y être au jour-dit pour ne pas perdre les réservations".  Et chaque fois, je craque.  Pour l'instant, je n'ai craqué qu'à moitié.  Je n'ai réservé qu'une partie des hôtels.  Celui en arrivant, à Bali, et ceux à Lombok, la première île sur notre itinéraire. 

Quels genre d'hôtels? Ceux qui nous connaissent savent que nous fuyons tout ce qui ressemble à ...un hôtel.  Nous privilégions les "guesthouses", les "cabanes", et nous regardons aussi les prix et les critiques.  Idéalement, cotés plus de 9/10, et moins de 30$ par nuit.  Une partie de nos trouvailles de 10$ à 30$ et une autre raison pour laquelle nous avons choisi l'Indonésie :


Et le dernier réservé (notre premier séjour du voyage au bord de la mer, au sud-ouest de Lombok, dans un endroit très peu fréquenté par les touristes et peu habité, la région de Sekotong - on commence en grand!) : une jolie "cabane" sur la plage en face d'îles très prisées pour le snorkeling et pas loin de "la plus belle route d'Indonésie" selon plusieurs amateurs.

 
Notre palais et sa vue
La fameuse route

LES FORMALITÉS ADMINISTRATIVES (mises à jour le 1er mars 2024, merci à Jean-Marc Gilonne dont j'ai honteusement copié - avec son accord - une partie de la publication du 29 février 2024 sur la page Facebook Indonésie en françhttps://www.facebook.com/share/p/6yDLMFtAhG2L8k1f/?mibextid=oFDknkais)

À l'aéroport :  L’aéroport de Bali vient d’être équipé, après Jakarta, de portails automatiques…
En résumé si vous avez :
· Un passeport numérique
· Un Evisa demandé et approuvé en ligne avant le départ
. La déclaration de douane faite en ligne avant le depart
Vous n’aurez pas à faire la queue à l’arrivée et pourrez aller directement récupérer vos bagages…

Pour le moment, seuls les touristes qui cochent toutes les bonnes cases pourront utiliser les portes automatiques à l'arrivée et au départ : Ceux qui utilisent l'eVisa demande online avant le depart, ceux des pays de l'ASEAN et uniquement ceux qui possèdent un passeport électronique. Il est facile de savoir si vous possédez un passeport électronique ; il y a un petit carré doré sous l’emblème national sur le formulaire qui comporte un cercle au milieu. Cela signifie que la page d'identité du passeport peut être lue par des scanners automatisés comme ceux désormais installés à l'aéroport de Bali.

Si vous n'avez pas de passeport électronique (oui, les Canadiens, on a un passeport électronique, on a testé les scanneurs en 2024, c'est magique), faites la queue comme tout le monde et présentez au douanier :

Votre visa : Tous les touristes visitant Bali, ou indonésiens plus largement, sont encouragés à organiser leur eVisa en ligne avant d'atterrir en Indonesie. L'eVoA coûte exactement le même prix que le paiement à l'arrivée, mais peut contribuer à accélérer le processus d'arrivée des touristes puisque tout est déjà en place avant le vol.

Il convient de noter qu’il n’existe qu’un seul site officiel pour organiser l’eVoA indonésien ; il s'agit de https://molina.imigrasi.go.id/ – les touristes ne doivent utiliser aucun autre site Web prétendant offrir un processus accéléré ou facturant plus que les 500 000 IDR que coûte l'eVoA.  MAJ : depuis janvier 2024, le site officiel est https://evisa.imigrasi.go.id

Contrairement au nouveau site Web Love Bali, le site officiel des visas électroniques pour l'Indonésie est fiable et facile à utiliser. Il plante rarement, est disponible en anglais et est très clair à utiliser. Les touristes qui bénéficient d'un eVoA pour 30 jours peuvent également prolonger leur visa en ligne en utilisant le même site, et ce à partir de 15 jours après leur arrivée. Pour les touristes voyageant en couple, en famille ou en groupe, les demandes eVoA peuvent être déposées pour un maximum de cinq personnes à la fois.

Le processus de candidature est simple ; suivez les étapes à l'écran : sélectionnez d'abord le pays du passeport, le but de la visite (général, familial, social), suivez le sous-objectif (tourisme, visite familiale et transit) et sélectionnez Visa de tourisme B1 (30 jours) ou C1 (60 jours). L'étape suivante consiste à télécharger les documents de voyage, à suivre toutes les instructions à l'écran et à procéder au paiement.

Une fois que tout est terminé et que le visa est approuvé, les candidats recevront leur document eVoA par e-mail. Le document PDF peut être imprimé ou enregistré sous forme de fichier sur un smartphone. Le code QR du visa et le passeport correspondant doivent être facilement accessibles à l'arrivée pour passer au scanner si les touristes souhaitent utiliser les portes automatiques.

Les touristes voyageant avec des passeports de l'ASEAN n'ont pas besoin de demander un eVoA en raison de l'accord de voyage commun.

L'eVoA est distinct du bon de taxe de tourisme (nouveau depuis février 2024), qui peut également être demandé avant d'arriver à Bali.

Cependant, comme l'application et le site Web Love Bali rencontrent des problèmes techniques depuis leur lancement il y a deux semaines, les autorités ont recommandé aux touristes de payer leur taxe de séjour à leur arrivée au bureau dédié situé dans le hall des arrivées.

Encore plus d'informations sur les visas et la méthode pas-à-pas ICI 

À savoir : 
- pour le visa 30 jours, le prix est le même que ce soit fait en ligne ou à l'aéroport.  En général, cela se fait rapidement à l'aéroport si vous ne voulez pas essayer de comprendre le site.  Si vous décidez de le faire en ligne, assurez-vous de télécharger les photos les plus légères possibles (moins de 200mb), c'est souvent ce qui bloque la procédure! L'avantage de le faire en ligne, c'est que si vous décidez de rester plus longtemps, vous pourrez le renouveler en ligne, ce qui est beaucoup moins fastidieux que de devoir aller à un bureau de l'immigration pour le faire renouveler (ce qui peut prendre 3 jours de votre précieux temps, sauf si vous passez par un agent qui va vous prendre pas mal de sous de votre précieux pécule).  
- pour le visa 60 jours, c'est plus cher que le prix d'un visa 30 jours renouvelé, donc autour de 150$ canadiens, au lieu de 100$, mais perso, je pense que ça en vaut la peine.  

La déclaration de douanes :  https://ecd.beacukai.go.id/.  Là aussi, pas besoin de la faire à l'avance, sauf que c'est facile et rapide à faire et, en arrivant, vous aurez hâte de sortir de l'aéroport, et, en plus, notre compagnie aérienne (China Airlines) nous l'a demandée au départ, donc on était bien contents de l'avoir fait d'avance!  

Avant de partir : Vérifier avec votre hôtel s’ils offrent un transfert depuis l’aéroport ou conseillent un chauffeur qui nous attendra avec une pancarte à l’arrivée.  Pour aller à UBUD, compter 400-450 000 roupies.  Cela peut sembler cher, mais, même si la distance est d'environ 35 km, cela peut prendre 4 heures au chauffeur aller-retour pour le faire.  

L'ARGENT 

Peut-être à cause du genre de voyage que l'on faisait, genre budget, on n'a jamais pu payer avec une carte de crédit, c'était toujours comptant.  Seuls certains hôtels que l'on avait réservés avec Booking.com prenaient le paiement d'avance par carte de crédit, mais sinon, il fallait avoir toujours de l'argent comptant sur soi (environ 2-3 millions de roupies, dépendant des activités prévues).  

Nous avons donc commandé la carte Wise, qui nous permettait de transférer de l'argent directement en roupies dans notre compte (à un super bon taux), ne prenait qu'un très faible pourcentage de commission (surtout comparé aux cartes de crédit ou de débit) et était acceptée dans 90% des ATM.  Je pense que les cartes REVOLUT sont aussi populaires parmi les voyageurs (même principe).  

Il y a des ATM partout, on préférait les BNI qui permettaient souvent de sortir plus d'argent que d'autres (en général, dépendant des banques, on pouvait sortir entre 1 500 000 et 2 500 000 roupies maximum à chaque transaction).  

N'attendez pas à la dernière minute, certaines ATM ne fonctionnent pas ou manquent d'argent en fin de journée et dans les petits villages, vous n'en avez qu'une. Même chose si vous allez sur des Gilis à Lombok ou des îles ailleurs.  

ATTENTION : si vous devez changer de l'argent, n'allez pas dans les petits bureaux qui affichent un taux un peu trop intéressant ou comptez et recomptez votre argent juste avant de sortir.  Préférez les grandes banques ou les bureaux de change officiels. L'arnaque la plus répandue est que l'agent de change va faire semblant de recompter l'argent devant vous et, subrepticement, faire glisser quelques billets derrière le comptoir.  Si cela vous arrive, retournez vous plaindre au bureau de change, la plupart de ceux qui l'ont fait ont été remboursés.  

NOS DÉPENSES : En gros, 10 000$ pour 2 personnes, incluant 
- les billets d'avion : environ 1750$ CAD chacun + le vol intérieur Labuan Bajo-Bali environ 85$ CAD chacun)
- la location des motos : 1550$ pour 2 mois 
- l'essence : 500$ (pour les 2)
- l'hébergement : 1600$ (moyenne de 27$ par nuit)
- les restaurants : 790$ (moyenne de 14$ par jour, soit 7$ par personne)
- les activités : 1100$ (soit 550$ par personne, incluant Komodo 125$ et les tortues à Java 150$, les deux plus grosses dépenses)
- autres : 1000$ (épicerie, lavage, don de 100$ à un organisme, souvenirs, cafés et snacks...)
Pas si pire pour deux mois!

LES MOTOS 

Louer des scooters en Indonésie, c'est facile.  Bon, de moins en moins, car les autorités sont écoeurées des touristes qui se baladent sans casque, sans permis, sans respect des règles et elles commencent à durcir les politiques, parlant même d'interdire la location de motos à Bali, mais, pour l'instant, il y a des locateurs de scooters à tous les coins de rue et dans tous les hôtels.  

Dans notre cas, comme nous cherchions des motos plutôt que des scooters et que nous voulions les laisser dans une autre île, c'était plus difficile.  Nous avons d'abord trouvé la compagnie Motor Adventure Bali , qui offrait des petites motos et des gros scooters.  Jacques a étudié longtemps les motos disponibles pour trouver celle qui avait le plus de chance de s'adapter à ma petite taille, sans trop de succès.  Finalement, il avait arrêté son choix sur une Honda CP 150, en croisant les doigts.  

Finalement, quelques semaines plus tard, en fouillant dans les blogs et les sites, je découvre une autre compagnie, plus petite, qui offrait aussi la location one way, Moto Indo.  Jacques étudie les deux options, finalement Moto Indo remporte son vote :  d'abord, ils nous offrent une moto un peu plus basse et un peu plus puissante, la Yamaha Scorpio 225 : 


Ensuite, le coût est presque deux fois moins élevé, nous paierons 10$ par jour par moto pour les premiers 39 jours et 15$ par jour par moto pour les 20 derniers jours.  Assurances comprises, enfin, pour ce que c'est, faut pas rêver pour les assurances! 

CLIQUEZ ICI POUR LA SUITE (LE VOYAGE EN AVION) OU ICI POUR L'ARRIVÉE À BALI

Du 9 au 11 mai : TETEBATU (LOMBOK)

ROADBOOK  : cliquez sur le lien ICI pour voir notre roadbook détaillé (itinéraire, suggestions hôtels, suggestions restaurants, excursions, etc.)             
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9 MAI : DE KUTA À TETEBATU

Lever avec la pluie, journée grise aujourd’hui, mais cela ne nous empêche pas de suivre et d’apprécier notre programme. Notre itinéraire aujourd’hui, de Kuta au sud à Tetebatu au centre, environ 57 km en 1h30, pas mal de circulation, les villages se suivent et se ressemblent, mosquées, marchés, marchés, mosquées… Sommeil moyen, merci aux chiens tard le soir et aux muezzins qui faisaient un combat de vocalises comme tous les matins de 5 h à 6 h. La route que nous devons prendre est très passante et peu intéressante.  À environ 15 km de l'arrivée, elle se rétrécit, mais reste quand même un peu trop occupée à notre goût, et les derniers kilomètres, elle est très étroite, mais bordée de belles décorations florales (de grandes fleurs rouges plantées par les humains qui agrémentent souvent les bords de route un peu partout), un peu sportive pour les croisements.  

La grande route passante 

Nous arrivons à nos bungalows (Wina-Wani), situés au pied du volcan actif Rinjani, que nous avons enfin fini par voir ce soir, très imposant au-dessus de nous! Le volcan entre en éruption environ tous les 4 ans et la dernière fois, c’était en 2018. Faites le calcul 😳… Bon, à priori, ce sont surtout des éruptions de cendres qui passent par-dessus le village et vont plutôt embêter les gens de la côte et perturber la circulation aérienne.

Nous sommes contents d’arriver à nos bungalows. Petit défi pour les derniers 100 mètres alors que nous devons rouler sur une margelle un peu trop étroite à mon goût et entourée de fossés. Du coup, quand j’aperçois la bordure de ciment qui nous sépare encore des bungalows, j’ai une petite inquiétude.  Heureusement, elle ne se fait qu’à pied, pas en moto!



La propriétaire nous offre de bons jus de fruits frais pour nous accueillir et nous jasons un peu avec elle et avec un homme qui, de toute évidence, aimerait bien nous servir de guide pendant notre séjour.


Nous allons ensuite nous installer dans nos adorables bungalows et relaxer un peu sur la terrasse.


            Une fougère géante?

Les amateurs de crosse de violon, vous serez servis!

Nous partons ensuite à pied faire une balade autour du village.  

J’ai repéré quelques sentiers sur AllTrails qui ont l’air intéressants.  Nous sommes vite repérés par des guides potentiels que nous arrivons à déjouer, sauf la dernière qui, sous prétexte de nous montrer le chemin de la chute, finit par nous y amener et sort son livret pour acheter des billets. Bon, dur de dire non!

La dame qui nous montre "gentiment" le chemin

Juste avant le sentier, une genre de pisciculture. Le propriétaire a même bâti sa maison au-dessus de l’une des piscines

Le sentier pour descendre à la chute est très joli, mais les roches sont très glissantes et je me retrouve assez brutalement sur les fesses. Ouch!

Nous abdiquons à la dernière descente, particulièrement périlleuse et glissante.  Nous regarderons la chute de haut!
Jacques s'essaie un peu, mais change d'idée rapidement

 La petite chute de loin

Nous continuons ensuite sur le "sentier" par lequel nous sommes arrivés et qui longe les piscicultures. Le sentier devient simplement une bordure de ciment que nous suivons sur plusieurs centaines de mètres, le long des potagers et des rizières.



On retrouve une route à peu près normale, peu empruntée par les touristes à en juger par les enfants de tous les âges qui nous lancent de joyeux "Allo!". Les petites filles devant nous sur la photo nous ont d'ailleurs joyeusement fait de grands signes des bras tous les 10 pieds.


Un cimetière musulman


Au gré de nos déambulations, nous arrivons à la lisière d'une magnifique forêt et nous ne pouvons résister au sentier qui s'y engage et qui nous crie "viens, viens!". On rentre donc dans la jungle sillonnée par plein de petits sentiers où l'on pourrait facilement se perdre (merci Maps.me de nous indiquer à peu près où nous sommes). Les arbres sont aussi supposés abriter des singes noirs, mais nous n'en voyons pas. Peut-être demain?




On retrouve finalement la rue de notre hôtel, le village est vraiment adorable, les maisons sont jolies et c'est très propre et très fleuri.


Retour à notre bungalow



Souper au restaurant de la propriétaire. Jacques est un peu stressé par son adorateur à 4 pattes qui aimerait bien goûter à son saté au poulet (brochettes de poulet). Les voix des enfants qui apprennent le Coran dans une mosquée voisine nous accompagnent pendant le repas...


Hier soir, les chiens, ce soir... 

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10 MAI : TETEBATU

Ce matin, les muzzins des dix (10!!!) mosquées de Tetebatu commencent leurs vocalises dès 4h25, d'abord tranquillement, puis la compétition commence vers 5 heures à celui qui criera le plus fort dans les nombreux hauts-parleurs qui ornent les minarets.


Nous nous rendormons vers 5h30 pour nous réveiller vers 7h30.  Nous allons déjeuner et pouvons enfin voir le volcan Rinjani qui se cachait dans la brume depuis que nous sommes arrivés à Lombok.


Bon, demain ce sera crêpes pour moi aussi, le petit pain raplapla et les sempiternels oeufs brouillés ne sont pas à la hauteur des crêpes aux bananes de Jacques.  

Après le déjeuner, nous allons explorer la Forêt des singes pas loin (seuls!  Tout un défi quand on connaît la ténacité des guides qui ont tout fait pour nous convaincre que nous avions absolument besoin d'eux pour trouver des singes).  

Le vendeur de billets, heureux de nous entendre parler en indonésien, nous vend gentiment des billets pour les locaux (environ 2$ chacun au lieu de 15$ chacun pour les touristes) et, après un faux départ (ben oui, après 10 minutes de marche, nous sommes revenus au kiosque pour vérifier si nous avions pris le bon chemin, oups, non, le gars nous remet sur la bonne voie, un peu inquiets de notre survie), nous voilà repartis à l'aventure!





Cela fait plusieurs kilomètres que nous marchons et toujours pas de singes.  Pas question que l'on revienne sans en avoir vu et de voir les guides répudiés se péter les bretelles, alors on continue malgré la montée constante (on gravit quand même le volcan Rinjani mine de rien!) et la chaleur.


Yéé, enfin, on finit par voir nos premiers singes! Pas les fameux singes noirs convoités, mais des singes bruns très convenables!




Il est 11h30 et si nous voulons avoir le temps de manger et de nous reposer avant la 2e partie du programme, il nous faut revenir au village.  J'ai vu mes singes, je suis comblée. 


Nous croisons la même bande en redescendant.




Yes!  En redescendant, nous avons aussi le plaisir de rencontrer deux fois une belle bande de singes noirs, plus gros que les bruns. Ils sont magnifiques et je jubile. Nous pourrons rentrer tête haute devant les guides!






Sur le sentier forestier, nous croisons souvent des hommes en scooter qui ramènent de la forêt de gros tas d'herbage sur leur scooter.  Nous apprenons que ce sont des habitants qui vont chercher de l'herbe dans la forêt pour nourrir leurs vaches. 


Nous allons rassurer notre vendeur de billets que nous avons survécu,  il est bien content. Nous revenons ensuite vers l'hôtel en examinant de près les aliments qui sèchent dans la rue. Après le riz, cette fois ce sont des clous de girofle et leur propriétaire me les fait gentiment sentir pour me le prouver. Mmmm!



Il est 12h30, donc l'heure du lunch.  Nous allons toujours au même restaurant, celui de la propriétaire de nos bungalows, le Warung Monkey Forest.  Nouilles frites avec oeuf pour moi et avec poulet pour Jacques. Un classique.

Petit repos ensuite avant notre prochaine activité.  Nous avons quand même marché 7 km dans la forêt, en montant la moitié du temps, donc nous devons récupérer un peu avant notre prochaine balade, la Air Terjun Sarang Walet, cette fois avec un guide, la propriétaire nous ayant convaincue que c'était dangereux d'y aller seuls (et, spoiler, elle avait bien raison!). 

Notre guide est un jeune garçon d'environ 17 ans et il se révèle rapidement juste parfait! Il parle bien anglais, rit beaucoup, est très attentionné et nous montre toutes les plantes et les arbres que nous croisons en les identifiant et en nous faisant sentir leurs feuilles quand c'est possible, ...ainsi que les araignées géantes.....



Il nous fait passer sur les petits chemins, souvent sur la propriété des gens pour nous montrer les différentes cultures, c'est passionnant ! Et un homme nous offre gentiment des bananes (les bananes sont petites, vertes et délicieuses ici, c'est pas mal le seul fruit que nous mangeons, sauf pour
les ananas dans nos délicieux jus et le matin au déjeuner).

Ici, des plants de petits piments rouges très très piquants.


 Là, des pamplemousses

Nous arrêtons dans un café, le "Coffee Break", pour prendre un café typique de Lombok et en savoir plus sur les épices de l'île. Le café est mélangé avec du cacao, de la noix de coco et de la vanille, il est délicieux et très très très fort.  Le lait rajouté est du lait concentré, mmm que c'est bon! 

La propriétaire nous montre ensuite ses épices cultivées dans la région, gousses de vanille,  poivre, coriandre, cardamome, chocolat, etc.  Nous repartons avec du café en grains, des graines de chocolat à moudre, et des petits piments secs très piquants.


Une trentaine de minutes après, sans compter l'arrêt au café, nous arrivons à la chute. Ouf, la propriétaire a eu bien raison d'avoir peur pour nous, avoir été seuls, on aurait viré de bord subito-presto!


Photo prise sur Internet,  j'étais trop occupée à essayer de survivre pour prendre des photos

Notre jeune guide nous prend par la main (littéralement, par endroits) et nous guide pas par pas, certaines sections s'avérant particulièrement difficile à franchir, surtout les rochers glissants où il faut poser les pieds à des endroits précis.  

Le guide me prête même ses sandales, puisque nous devons marcher dans l'eau sur une bonne distance et que l'option "pieds nus" n'est pas envisageable pour les touristes douillets que nous sommes. Je passe proche de les perdre plusieurs fois dans le courant, heureusement, je les rattrape chaque fois, ouf!  Ça aurait été un peu embarrassant de forcer le guide à revenir pieds nus à l'hôtel!



Mais le chemin en vaut la peine.  Nous aboutissons à une très jolie chute, sise dans un environnement luxuriant et très propre (il faut le dire, pas de déchets dans ce genre d'endroit, c'est rare!).  Nous pouvons nous baigner et, même si l'eau est pas mal froide, nous en profitons bien! Pendant ce temps, le guide s'amuse avec l'appareil-photo de mon téléphone. 


Oups, les gougounes ont encore essayé de se sauver.  Mieux vaut les enlever le temps de la baignade.


Asman, notre adorable jeune guide

Nous repartons ensuite, par le même chemin, ayayayaye, nous sommes bien contents d'arriver en un morceau, sandales au pied.

Arrêt-papillon

Arrêt-mahogany

Une des dix mosquées du village, celle qui est collée sur notre bungalow

Un autre de nos amis qui prend la pose pour la photo, un homme avec seulement 2 dents en bas, super sympathique et rigolo et qui sourit tout le temps.

Les petites filles m'ont vu prendre la photo de l'homme et veulent que je les prenne en photo.

Fin de soirée tranquille, on lit, j'écris, on va souper, je goûte au gado-gado (légumes, oeufs mi-cuit et patates avec de la sauce aux arachides, delicieux), je boude le gros bol de riz (pu capable).

Quand je dis à la proprio de l'hôtel que je me cherche des gougounes (pour mes prochaines chutes d'eau ou mes prochains coraux), elle m'amène à un petit stand pas loin et la vendeuse m'en déniche une paire à ma taille pour 2.50$.  Adjugé!

Retour à l'hôtel vers 7h30 pour terminer le blog et faire dodo, toujours accompagnés du concert de crapauds et autres bibittes non-identifiées.

Trajet à pied de la journée (15 km)

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11 MAI : TETEBATU
Note à moi-même : plus de café, surtout indonésien, après 13h00!  Le seul avantage de s'endormir vers 1h30 du matin, c'est que les vocalises des muezzins ne m'ont même pas réveillée à 5h ce matin.

On finit quand même par se lever pour aller déjeuner vers 7h30, on a une matinée chargée aujourd'hui!  Comme nous ne sommes pas capables de dire non plus de 17 fois de suite, un cousin de la proprio de l'hôtel a réussi à nous convaincre la 18e fois de nous emmener visiter une coopérative de tisserands ainsi qu'un village de bambous (on ne savait même pas c'était quoi).  Nous avons glissé dans le circuit un arrêt dans un marché (urgence pantalons pour Jacques et moi) et un arrêt ATM pour retirer des roupies (en passant, si vous voulez éviter de traîner vos cartes débits et crédit, et de payer des frais de transferts exorbitants, en voyage, la carte Wize est géniale!)

Bon, 8h30, le cousin arrive avec son frère (tout le monde est de la même famille apparemment, chaque fois qu'on demande à quelqu'un son lien avec quelqu'un d'autre, c'est toujours son frère/soeur ou son cousin/cousine). Le frère va être notre chauffeur et le cousin notre guide.

On a environ une trentaine de kilomètres à parcourir en tout en calculant tous nos déplacements.  Je ne comprends pas que l'auto soit revenue en un seul morceau et nous aussi.  Sérieux, les routes sont absurdement étroites, genre de la place pour une seule auto, mais ça circule de partout et les croisements d'autres véhicules sont épiques.  D'ailleurs, je crois bien que même le chauffeur a eu quelques sueurs froides et le fossé m'a semblé très très proche souvent de même que les rétroviseurs des autres autos/camions en sens inverse.  Et je ne parle pas des routes défoncées, malade!

Ça, c'est une route normale, pas la petite route étroite dont je vous parlais.  Cela reste quand même rock and roll, mais plus gérable.

On arrive au marché, cherche vite vite des pantalons, notre technique de marchandage est à affiner, pas trop de succès, mais bon, des pantalons à 4 et 7$, c'est quand même pas pire. Le guide s'extasie devant les bonnes odeurs du marché.  On ne dit rien. On est polis quand même.



Court arrêt ATM ensuite puis arrivée au village des tisserands.  Le responsable de la coopérative nous fait faire la visite, c'est vraiment impressionnant.

Les fils bleus à gauche sont teintés de façon naturelle (ici, avec de l'indigo, pas la librairie en ligne mais la plante - ok, moi non plus je ne la connaissais pas). Ceux que la tisseuse tisse sont teintés chimiquement, donc plus éclatants.

De l'écorce de bois de mahogany en train de bouillir pour produire de la teinture rouge naturelle.


L'étape avant le tissage, il faut préparer les fils et ensuite les rentrer un par un dans les 1000 trous de la machine à tisser.

Un autre motif, le cheap, pas de petits motifs cutes dans le tissage.  Plusieurs de ces tissages seront vendus comme des sarongs et ceux-ci prennent jusqu'à 3 semaines chacun à confectionner.  Je n'ai pas osé demander le prix.

Évidemment, après la tournée des artisanes, nous devons passer par la coopérative où sont vendus les oeuvres tissées.  Je choisis un joli foulard tissé avec du fil teinté naturel (mahogany, indigo, safran), 35$ pour tout ce travail, c'est donné!  


Nous repartons ensuite vers le Bamboo village.

Autobus scolaire indonésien 

Nous arrivons dans une très belle résidence où nous attend une dame qui nous accueille chaleureusement.  Elle nous invite à nous asseoir sur un tapis tressé et s'affaire à nous tresser une bague verte en bambou pour moi et une rouge pour Jacques. 



Jacques et notre guide

Démonstration de tressage.  Je confirme que je ne suis pas douée

La dame finalise le joli petit panier avant de me le donner comme souvenir de ma première et dernière oeuvre en bambou (bon, 5% de l'oeuvre)



Évidemment, nous sommes invités ensuite à visiter sa boutique, mais notre espace restreint limite nos achats et nous ne prenons que 3 étuis à lunettes (dont nous avons besoin) et 2 portes-clés pour nos clés de moto que nous égarons souvent.


Nous revenons ensuite à Tetebatu, c'est l'heure du lunch. 

Après-midi très très tranquille, on reprend un peu le sommeil perdu la nuit dernière, on lit, on pitonne.  Aucun remords de ne pas aller se promener, il pleut à boire debout une bonne partie de l'après-midi, héhé.

Le soleil revient vers 4h30, nous allons quand même marcher un peu pour nous ouvrir l'appétit.  La luminosité est belle et on peut même apercevoir de petits morceaux du volcan.

Nos sentiers préférés : les margelles des canaux d'irrigation... on aime les défis! 


Nous revenons vers 18h au bungalow, accueillis par les 10 muezzins de la ville.


Résumé du trajet de la journée

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