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15 et 16 juin : CEMORO LAWANG (BROMO, JAVA)

ROADBOOK  : cliquez sur le lien ICI pour voir notre roadbook détaillé (itinéraire, suggestions hôtels, suggestions restaurants, excursions, etc.)

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15 JUIN : DE JEMBER À CEMORO LAWANG (BROMO, JAVA)

Oyé oyé, ce texte a été rédigé exclusivement par Jacques, une grande première en 34 ans!

Ce matin , départ de l'hôtel à Jember. Papillons dans le ventre, anxiété, comme d'habitude. Tout de suite, nous sommes propulsés dans la circulation de grande ville. C'est comme un jeu vidéo qui requiert toute notre attention. Plus de 130km à faire, soit 4 ou 5 heures.
Le petit déjeuner n'étant pas disponible à l'hôtel, nous avons fait nos provisions la veille au supermarché (qui serait considéré comme un dépanneur ici) : croissants au chocolat et cafés en bouteille.

Nous profitons de ce que nous sommes en ville pour arrêter prendre des sous en chemin dans une ATM. Nous utilisons une carte Wise, hyper pratique, beaucoup moins de frais et beaucoup plus sécuritaire qu'une carte de débit ou de crédit.

On prend une route nationale, dépassement de camions, autos, on roule assez fort (40 à 60 km/ h en réalité).


Virage à gauche pour suivre une belle route droite sur 40km, qui suit un canal. Il y a quand même pas mal de camions.

Après la route du canal, nous retrouvons la route nationale et son trafic intense, en plus d'un immense bouchon de plusieurs kilomètres qui nous a fait pratiquer les dépassements à gauche dans des espaces très restreints, et parfois sur les bas-côtés en garnotte de la route. Un petit peu d'adrénaline en bonus. Au moins, on avance!


Enfin, on tourne sur une toute petite route et traversons de jolis villages.

Photo prise sur Internet

Au loin, nous apercevons le mont Bromo et l'ascension commence, d'abord des montées toutes droites.


A mi-chemin, dans les montagnes, nous nous arrêtons dans un joli café, le Café Pinus, plats de nouilles aux légumes et saucisses, cappuccinos glacés, le tout pour 36000 IDR (environ 3$).


La cuisine à gauche et les petites cabanes individuelles où on peut s'asseoir pour manger à droite, c'est absolument adorable, en pleine forêt.

C'est trop joli!

Un mie goreng (nouilles frites) avec de la viande non-identifiée et un cappucino glacé au chocolat. Miam.

Ensuite débute la vraie ascension vers le homestay près du cratère. Virages en épingles, vues dignes de l'Himalaya indien, villages en surplomb, c'est époustouflant!




Mais toute bonne chose a une fin et nous arrivons à notre petit hôtel, le Cahyo Homestay, à Cemoro Lawang. Comme le homestay est situé à l'intérieur du Parc National de Bromo, nous devons arrêter à la guérite pour payer les frais d'entrée, assez élevés, mais incontournables.

215 000 roupies = environ 20$ CAD par personne (pour toute la durée de notre séjour)

Je ne savais pas à quoi m'attendre, finalement pour un hôtel budget, il est super et le proprio est extrêmement sympathique. 




La vue de notre fenêtre

Le cratère fumant du volcan sur lequel on montera demain après-midi. Tout le monde y va le matin pour le lever de soleil, on va laisser la foule de jeeps, de chevaux et de touristes et on ira ensuite...



Notre route aujourd'hui, 127 km, 3 h 25

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16 JUIN : CEMORO LAWANG (BROMO, JAVA)

Oh la la, quelle journée fabuleuse, on aime vraiment beaucoup cet endroit!

Même si les jeeps qui amènent les touristes voir le volcan au lever du soleil ont commencé à vrombir dès 2 heures du matin jusqu'à 5 heures sans discontinuer.

Du coup, vers 5 heures, nous nous levons pour aller voir aussi le lever du soleil, pas au spot touristique à quelques km de là, mais pas loin de l'hôtel qui est en surplomb du volcan et de la mer de sable autour.

Devant l'hôtel, on voit les premières couleurs du lever de soleil, déjà bien avancé. Évidemment, on se fait tout de suite repérer par les guides en moto, à cheval ou en jeep qui veulent tous nous vendre leur salade. Certains nous suivent et sont très insistants, mais bon, à force de leur dire non merci, ils finissent par comprendre...jusqu'au prochain qu'on rencontre.

On décide de marcher plus loin, pour avoir une meilleure vue, surprise, on croise des dizaines de jeeps stationnées (d'où le bruit très matinal) et un peu plus loin des dizaines d’Indonésiens bien installés pour voir le lever de soleil, avec stands de bouffe, musique, cells en action, l'ambiance est au top!

C'est le point de vue de la population locale, les étrangers ont leur propre point de vue (que nous irons voir plus tard). Évidemment, on fait un peu tache et les gens nous regardent avec curiosité et nous saluent gaiement.

La vue est superbe, nous sommes au-dessus des nuages qui couvrent la vallée en contrebas et qui resteront là toute la journée.


Un des guides les plus tenaces nous propose de nous prendre en photo. Là, on a dit oui, malgré ma tête de fille qui n'a pas dormi et qui ne s'est pas coiffée en se levant, ne pensant jamais se retrouver dans un gros party alors qu'on pensait faire une petite balade bien pépère...

En suivant le chemin pour nous éloigner un peu du gros meeting local, on découvre un autre volcan à l'horizon, le Semeru, qui s'amuse à lâcher de petits pets de fumée de temps en temps (photos prises à 15 mn d'intervalle). Fascinant.


On explore un peu plus loin, puis on retourne à l'hôtel, en espérant refaire un petit dodo avant le lever officiel.

Le chemin emprunté, en passant devant l'hôtel Lava et en continuant sur le petit sentier en surplomb de la caldera

Après les jeeps et les motos, voilà les chevaux qui partent pour le travail. Ils se trimballeront les touristes paresseux jusqu'en haut du volcan toute la journée.

Bon, pas de petit dodo finalement, on va déjeuner vers 7h30 (un autre café pas buvable, pfff) et on va voir le point de vue touristique vers 9h30, en moto, une fois qu'on est bien sûrs que les touristes qui y ont été pour le lever de soleil en sont repartis.  Le paysage est magnifique!  


Réussi, on est tout seuls! Vue sur la mer de sable, le village à gauche et les volcans.  Nous tentons vaguement de continuer ensuite jusqu'au point de vue plus haut, mais il fait chaud, ça grimpe trop raide et nous voulons garder nos forces pour monter sur le volcan plus tard. Toutes les excuses sont bonnes quoi...


3 volcans en vue

Le village de Cemoro Lawang où est notre homestay

Après avoir bien admiré la vue comme il se doit, nous redescendons au pied du volcan Bromo dans le but de l'escalader pour aller voir son cratère. Les jeeps sont repartis, les touristes aussi, alors qu'il y a 2 heures c'était à la queue- leu-leu sur la piste et sur le volcan. Pour ce faire, il faut traverser la mer de sable sur environ 1km, une épreuve digne de Fort Boyard pour nous, le sable et les motos ne faisant pas bon ménage. On ne roule pas vite, mes pieds sont près du sol, mais, ouf, on a quand même quelques petits dérapages qui nous donnent un peu chaud. On décide d'arrêter à mi-chemin et de marcher le reste, assez de motocross pour l'instant!

Descente dans la caldera où on se perd un peu... Ma moto surchauffe dans le sable et cale fréquemment.



Début de la montée, heureusement, il ne fait pas trop chaud, mais on doit quand même prendre quelques petites pauses...


Dernière étape : l'escalier qui nous amène au bord du cratère. Ils sont gentils, ils ont prévu 3 aires de repos, on profitera des 3...




Ça bouillonne et ça fume dans le fond. On voit des traces de souffre et on les sent très bien, une bonne bouffée de souffre, ça étouffe pas mal!
C'est grandiose, incroyable, époustouflant, magique!

... et pas très sécuritaire, haha. Jacques se tient loin du bord, un peu sujet au vertige.



Un petit temple hindou, avec des offrandes

Encore la mer de nuages à l'horizon, on se sent sur une autre planète. Il y a des courageux qui ont marché assez loin sur l'arête du volcan.

Les chevaux en haut qui attendent les touristes qui ne veulent pas redescendre à pied


De retour au village, nous allons faire un petit tour à la "shop" de mécanique-moto pour un boulon perdu.

Encore les nuages dans la vallée

Un drôle d'immeuble

Après deux heures de marche dans les cendres, et les petites tornades de sable qui nous passaient dessus (voir vidéo suivante), nous sommes bien crottés!



CLIQUEZ ICI POUR VOIR LA SUITE : 17 JUIN, MALANG

17 juin : MALANG (JAVA)

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17 JUIN : DE CEMORO LAWANG À MALANG (JAVA)

Journée fatiguante aujourd'hui. Départ sous le soleil de notre petit village entouré de volcans et de montagnes après le petit déjeuner au petit restaurant touristique où nous avons finalement pris tous nos repas, le Kusuma Kitchen... Sauf un souper, que nous avons pris au Warung Edi Cemorolawang . Ce que nous avons regretté amèrement, en machouillant moi mes 6 minuscules morceaux de boeuf trop durs et Jacques son petit pilon de poulet riquiqui, dans un restaurant vide (on sait maintenant pourquoi il était toujours vide lorsque nous passions devant)



En revenant au homestay, on regarde le cirque en bas et on se félicite encore une fois de ne pas avoir suivi le circuit touristique typique et d'avoir attendu plus tard dans la journée que tout le monde soit parti. C'est l'heure d'arrivée des Jeeps après qu'elles aient été au point de vue de King Kong Hill, c'est foule!

À la queue-leu-leu pour monter le Bromo

Nous partons ensuite vers Malang, à environ 116 km de là. Nous avons longuement hésité à y aller par le chemin le plus direct, soit traverser la caldera (5-6 km dans le sable ou +) et route directe ensuite, 50 km au lieu de 116 km, mais nos "prouesses" la veille sur un malheureux kilomètre dans le sable nous ont un peu refroidis. Et ma moto n'avait pas apprécié non plus, calant fréquemment en plus de forcer beaucoup pour passer certains coins plus sablonneux. Pas grave, les premiers kilomètres en partant de Cemoro Lawang sont absolument magiques, on est bien contents de revoir les paysages et la route qu'on a tant admirés en arrivant!

Plusieurs défis pour commencer :
- dépasser les 15 jeeps qui lambinent devant nous à la queue-leu-leu, dans les petites routes zigzaguantes des montagnes
- retrouver la bonne route après nous être trompés et avoir pris un raccourci sous la forme d'un petit chemin asphalté qu'un monsieur nous a assuré être beau et mener à la bonne route
- réaliser que le chemin est loin d'être beau, que le GPS ne veut plus rien savoir, que les Indonésiens sont adorables quand ils essaient de nous expliquer la route à suivre, mais qu'on ne comprend rien
- tester la résistance nerveuse de la conductrice qui se retrouve sur des chemins pas possibles, rocheux, en pente...

Photo prise sur Google Maps de notre chemin casse-cou

Finalement, on retombe presque par hasard sur la bonne route, mais une heure plus tard, un autre genre de cauchemar commence : le trafic de fou dans les villes.


Beaucoup beaucoup de trafic les derniers 40 kilomètres avant d'arriver à Malang.  Nous n'essayons même plus de nous suivre, juste de survivre et d'avancer dans le chaos total.  Toute une expérience!

Pendant une pause dans une petite ville, en route vers Malang, on croise ce joli autobus scolaire (et les petits gars tout enthousiastes de nous voir)

Nous sommes bien contents d'arriver en un seul morceau au Inni Homestay, une superbe demeure, nichée dans un quartier luxueux de la ville.  Un de nos plus beaux homestays, et pour seulement 29$, un peu plus que la moyenne de nos hébergements, mais super abordable quand même.

Oups, oublié de prendre la photo avant de commencer à nous étaler, mais voilà notre très jolie chambre.

...et superbe salle de bain!

Cette ville comprend un quartier bien spécial, un ancien bidonville que les habitants ont transformé en attraction touristique. Nous sommes à 30 mn de ce quartier, mais juste l'idée de reprendre les motos pour y aller nous donne envie d'aller faire la sieste. Solution : c'est le temps de tester le Grab indonésien! Je pitonne un peu au hasard sur mon application, j'arrive à demander un chauffeur, il m'écrit, je ne comprends rien, je réponds ok, au pif, on se cherche un peu, mais grâce à deux gentils messieurs qui ont vu notre détresse, on arrive finalement à retrouver notre chauffeur. 2.50$ pour un trajet de 30 mn dans un trafic monstre!! On est généreux, on lui donnera 30% de tip.....



Et nous voilà dans ce magnifique quartier. Il y a deux sections, celle de couleurs et la section bleue. Comme il était tard, nous n'avons visité que la colorée, c'était superbe! Et plein de coins et de recoins, comme tout ex-bidonville qui se respecte. Bon, cela reste quand même un quartier pauvre, mais c'est très vivant, joli et joyeux.




Il y a des enfants partout, la plupart s'essayant à faire voler des cerfs-volants, avec plus ou moins de succès comme en témoignent un certain nombre qui volent allègrement dans les airs alors que d'autres pendouillent tristement dans les arbres ou sur les fils électriques. La notion de sécurité n'est pas la même non plus qu'au Québec, comme on a pu le voir souvent, et encore aujourd'hui avec ce petit bonhomme qui se démène pour faire voler son cerf-volant, juste au bord d'un mur vertigineux.


Très beau pont de verre pour passer au-dessus de la rivière.




Il y en a qui n'ont pas peur des escaliers raides!




Bien sûr, on a droit au joli chant du muezzin

Oups, ça se gâte quand la compétition s'y met aussi!

Le homestay se situe dans un quartier incroyablement riche comme en témoignent les demeures prospères qui y pullulent.

La propriétaire nous recommande un bon restaurant, mais oups, c'est celui du Club de Golf, pas tout-à-fait dans notre budget. On mangera plutôt dans le petit restau face à l'hôtel, où comme souvent, on commandera trop de plats...

De retour dans le homestay, on découvre cette jolie attention dans l'entrée.

Notre route aujourd'hui, 116 km de moto en 4 h 30 


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