Après 40 jours au Vietnam en 2019 et 3 semaines en Inde en mars 2020 (ha ha), pays partiellement parcourus en moto, nous explorerons les routes indonésiennes pendant 2 mois, uniquement en moto, de l'est de Java à Florès. À suivre!
ROADBOOK : cliquez sur le lien ICIpour voir notre roadbook détaillé (itinéraire, suggestions hôtels, suggestions restaurants, excursions, etc.)
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9 JUIN : DE LABUAN BAJO (FLORES) À GIANYAR (BALI)
Dernière journée sur l'île de Flores, nous prenons l'avion pour revenir à Bali ce soir.
On fait nos bagages, petit déjeuner à l'hôtel, Jacques descend les deux motos par le chemin casse-cou, et nous partons faire une dernière vadrouille dans les alentours avant d'aller rapporter les motos au bureau de location de Labuan Bajo et d'aller ensuite à l'aéroport pour notre vol à 17h20.
En allant déjeuner ce matin, nous croisons un des enfants de la famille, un petit gars de 12 ans, en train de torréfier du café frais cueilli. Impressionnant! Il en a pour 2 heures à brasser ses grains!
Le homestay surplombe le quartier autour, c'est très joli.
Après le petit déjeuner, les grains ont déjà changé d'apparence et ressemblent plus au café qu'on connaît.
Balade en moto le long de la mer. L'endroit est magnifique, malheureusement les investisseurs l'ont remarqué aussi et de nombreux grands hôtels poussent un peu partout. Dans quelques années, la côte actuelle, encore un peu sauvage, ne se ressemblera plus!
Les îles autour de Labuan Bajo, dont l'île de Komodo et l'île Rinca qui abritent les fameux dragons!
Nous prenons un coca tiède dans un magnifique café, le Pondok Pohon Tanjung Bunga, en surplomb de la mer. Trop beau! Il bruine un peu alors nous prenons notre temps et jasons aussi avec le neveu du proprio qui tient le café.
Un petit tour vers l'est, sur des chemins moins fréquentés et parfois moins carrossables
Notre petit virée avant notre départ : 30km de moto
Au revoir moto de Jacques, après 2040 kilomètres de bons et loyaux services.
Salut petit scooter, j'avoue que je ne suis pas mécontente de récupérer une moto demain, j'ai trop l'impression de rouler assise sur une chaise!
Nous allons manger dans un petit restau de kebabs, le Balala Kebab Food & Frozen, un heureux changement du riz! Délicieux! On peut même y laisser notre stock le temps du repas.
Le petit restau, juste à côté de la ruelle où nous avons laissé nos motos
En attendant nos kebabs
Après les kebabs, le locateur de motos nous aide à trouver un taxi, on n'a pas trop compris le principe. Mais c'est genre des Ubers non identifiés, alors on se place au bord de la route et on fait des coucous aux autos jusqu'à ce qu'il y en est une qui arrête. Cela ne prend pas trop de temps, heureusement, et l'aéroport est à 5 minutes.
45 minutes en retard, nous partons! L'après-midi a été longue, nous sommes arrivés à l'aéroport vers 14h00, le bureau a ouvert vers 15h30, et l'embarquement s'est fait vers 18h30. Petite émotion alors que j'entends mon nom se faire appeler au micro, très déformé comme d'habitude, mais que je ne comprends pas du tout la suite (je fais quoi, pourquoi ils m'appellent?). Finalement, après avoir couru quelques minutes comme une poule pas de tête j'apprends que je dois retourner au bureau d'enregistrement des bagages, car ils ont trouvé un cellulaire dans ma valise de soute et je dois le prendre avec moi en cabine. Damn, mon vieux cell que j'ai amené au cas où. Et mon sac qu'on a soigneusement sécurisé avec plusieurs courroies supplémentaires. Heureusement, je sais exactement où j'ai mis mon téléphone, je le trouve assez rapidement, ouf!
Bye bye Flores!
521 km en avion
À l'arrivée à l'aéroport de Bali, on retrouve avec plaisir notre jeune chauffeur qui nous avait conduit lors de notre arrivée le 1er mai et que nous avons recontacté pour aujourd'hui.
Le contraste est fou entre Bali et les îles que nous avons visitées le dernier mois. On n'est plus habitués de voir des touristes et tant de boutiques et restaurants modernes!
Notre magnifique homestay, le Rumah Paros & Gallery (sur la photo, c'est notre grand bungalow) qui est aussi une galerie d'art. Circulation horrible pour s'y rendre, notre pauvre chauffeur a dû passer au moins 3h30 dans son auto pour venir nous chercher et ensuite nous amener à l'hôtel. On parle de genre 80 km en tout à faire, mais le trafic était intense et délirant!
21.5 km en 1 heure et 41 minutes, c'est long longtemps!
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26 JUIN : DE AMED À GIANYAR (BALI)
Dernier matin à Amed, nous partons pour Giangyar ce matin, environ 100 km de moto et dernière destination puisque c'est là que nos motos seront récupérées par le locateur le 28 juin au matin.
Nous avons choisi de prendre la route la plus sportive (et la plus belle) pour rejoindre notre destination. Environ la moitié du trajet se déroule sur une petite route étroite, pas en très bon état, mais qui longe la côte et est tortueuse à souhait. Les paysages sont absolument magnifiques, ce qui nous permet de profiter de la mer jusqu'au bout, ce sera long avant qu'on la revoie!
La deuxième moitié est moins intéressante, mais tout aussi sportive à cause du trafic. On aura vraiment développé des habiletés en moto dont on n'aura jamais besoin au Québec (genre, on est rendus des vrais pros en line-splitting, illégal presque partout en Amérique du Nord). On roule beaucoup sous adrénaline aussi...
Notre dernier hôtel du voyage est situé au milieu des rizières et est très bien. Par contre, pas de déjeuner compris, les croissants et le café (les deux en sachet) de l'épicerie vont nous nourrir le matin (tant mieux, c'est meilleur que bien des déjeuners d'hôtel que nous avons eus!). Et on doit courir les warungs pour les soupers, pas évident non plus.
Photo classique du matin
L'arrivée fracassante des bateaux de pêcheurs le matin
La pêche n'est pas toujours très fructueuse, les deux pêcheurs que nous avons vus n'ont ramené que 3 poissons. Des fois, ils reviennent bredouilles.
Nous décidons de prendre la route le long de la côte, que l'on nous a décrite comme étroite, tortueuse et pas toujours en bon état, mais beaucoup plus belle et moins fréquentée que la route la plus directe.
Nous quittons Amed, dans quelques kilomètres on ne croisera plus aucun touriste, mais en attendant, c'est encore foule!
Nous retrouvons la vie normale et la population locale, ça fait du bien
Après Amed, ce ne sont que montées et descentes abruptes, avec passages dans de petits villages en bord de mer ou dans la montagne, c'est magnifique!
Oups, on manque le tournant à gauche (en début de vidéo) et ça nous prendra plusieurs kilomètres de montée raide et de virages serrées sur une route rétrécie avant d'avoir des doutes (et le GPS n'aide pas beaucoup). Mais wow la vue!
On redescend pour retrouver la bonne route, pas mécontents quand même de ce joli détour
Environ à mi-chemin de notre destination, Angantaka (au sud de Ubud), nous arrêtons comme à l'habitude vers la moitié du trajet, dans un warung au bord de la route, le Makan Mare Demen. La mer est juste derrière. Et le retour à la civilisation juste après. Nous n'étions vraiment pas pressés de retrouver les villes et le trafic.
On voit presque Jacques en train de siroter son thé glacé aux fruits trop sucré.
Retour à la réalité du Sud de Bali
Nous arrivons vers 13h00 à notre hôtel, le Griya Bun Sari.
La vue sur les rizières, de l'hôtel. L'environnement est vraiment superbe et l'hôtel est parfait.
Les locataires sont un peu bruyants 😏
Et les cerfs-volants toujours actifs!
Les temples hindous sont plus nombreux et plus gros que les maisons, on ne voit qu'eux dans les rues !
Nous risquons notre vie, non mais sérieusement!, pour aller manger à ce warung recommandé, le Warung Rujah Umak Giri, à 1.6 km de l'hôtel. Les Indonésiens ne marchent pas, alors pourquoi faire des trottoirs ou des bas-côtés? C'est réellement épeurant et nous n'essayons même pas de revenir dans le noir. Vive Grab (et le gentil proprio du warung qui nous avait proposé de nous ramener en scooter si Grab ne répondait pas, ce qui arrive souvent selon lui). Mais ça en valait la peine, c'était délicieux (et le seul que nous avons trouvé, après bien des recherches autour!), le proprio était super sympathique et sa petite-fille qu'il nous a fièrement présentée, adorable.
Ce genre de décor pour Instagrammeurs est super populaire à Bali (balançoires, plates-formes, coeurs, etc.) et je ne pouvais pas quitter l'Indonésie sans avoir ma photo sur un de ces gugusses!
Les rizières derrière le coeur
Les jus frais sont tellement bons en Indonésie, quand ils ne les inondent pas de sucre! Jus de fruit du dragon pour Jacques et jus de fraises pour moi, miam!
Il faut bien profiter de la belle piscine de l'hôtel, bravo Jacques!
Notre route aujourd'hui : 93 km de moto en 3 h 00
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27 JUIN : DE GIANYAR À KINTAMANI
On s'est gâtés pour la dernière journée!
Alors qu'on pensait que nos balades en moto s'étaient terminées hier avec notre arrivée à notre dernier hôtel, on a plutôt décidé de repartir pour un autre trip de moto aujourd'hui, une première du voyage, puisque jusqu'à maintenant, nous n'avions utilisé nos motos que pour aller d'un hôtel à un autre et que le reste du temps, on marchait, on kayakait ou on escaladait, mais on ne touchait pas aux motos.
Il faut dire que certains accès à des hôtels étaient difficiles, alors ça ne nous tentait pas de ressortir les motos une fois que nous avions réussi à atteindre l'hôtel et à les stationner...
Bref, grosse journée de moto aujourd'hui, on va voir les coins de Bali qu'on aurait voulus voir, mais qu'on n'a pas eu le temps de visiter. 137 km pour une belle finale!
Petit déjeuner d'épicerie sur le balcon : 2 croissants au chocolat chacun, en sachets comme nos cafés... pas si mal quand même.
On grimpe dans la montagne, nous arrivons à Kintamani
Première étape après une heure de route : restaurant de luxe avec vue de luxe, à Kintamani, ville d'où partent les excursions organisées au volcan Batur, que l'on voit aussi sur la photo. On n'a pas voulu faire l'excursion, car elle est trop populaire et se résume à faire la queue-leu-leu tout le long du sentier pour arriver au cratère.
Au loin, le volcan Agung qu'on a pu admirer sous plusieurs de ses facettes pendant le voyage et qui se cache en partie derrière les nuages
Sur la crête au départ de Kintamani, avant de redescendre vers Sidemen
Petit arrêt sur petite route de montagne pour solidifier un peu mon rack de moto qui vient encore de casser (pas grave, on n'en n'aura plus besoin).
Autre arrêt restau de luxe, le Lereng Agung, pour voir la vue sur les rizières, point d'entrée d'une région, Sidemen, que j'aurais bien voulu visiter et qu'on traversera en long et en large aujourd'hui!
2 milkshakes aux bananes ici + 2 capuccinos glacés au 1er restau = prix de notre nuit à l'hôtel. Mettons qu'on a payé pour la vue dans les deux cas.
Au départ du restaurant, une route comme on les aime, étroite, tortueuse, la nature est luxuriante!
Un peu plus loin, nous passons au milieu des rizières, des plantations et des montagnes, devant le point de vue Telabah Lantang Desa Muncan, pas de trafic, pas de touristes Instagram, enfin le Bali que l'on aime!
On redescend de la montagne vers notre prochain point de vue
3e arrêt, point de vue le long d'une petite route bien tortueuse. L'endroit, le "Spot for Mount Agun" a l'air abandonné, mais l'arrêt en vaut la peine pour la vue incroyable sur les rizières et les montagnes.
Quelques kilomètres plus tard, la route se rétrécit encore et nous sortons une fois de plus de notre zone de confort.
Ce n'est qu'un début!
Et ça continue... Pas toujours évident de croiser d'autres véhicules!
On rajoute quelques trous là-dessus
Je commence à avoir mal au coeur là là. Et le fait que ma suspension est kaput, d'où le squick-squick constant et l'impression de rebondir sur une trampoline à chaque bosse, n'aide pas!
Sur la route, on croise souvent des enfants portant fièrement leur cerf-volant. Celui-ci est particulièrement impressionnant!
Quelques derniers petits virages amusants et nous retrouvons les routes normales et un peu plus encombrées qui nous amèneront vers notre dernier arrêt
Dernier arrêt de la journée : un des temples les plus imposants de l'est de Bali, le Pura Kehen Temple. On n'en pas visité un seul de tout le voyage, c'est comme ne pas aller voir les chutes du Niagara pour un Français en visite au Canada : inadmissible.
Alors, on accomplit notre devoir. Comme on est les seuls visiteurs, les vendeuses du temple (ça sonne biblique ça, pas hindou) se jettent sur nous comme les dragons du Komodo sur les cerfs et nous supplient de leur acheter tout leur inventaire.
On réussit à se limiter à 2 sarongs (dont on a besoin pour visiter le temple - mais qui sont prêtés normalement), mais ce fut ardu! Par contre, on aurait bien aimé se payer un guide, mais il n'y en avait pas dans les parages, alors on a visité, mais on n'a rien compris. Mais c'était bien beau et bien intriguant tout ça.
Superbe banian (ficus?), arbre sacré de l'endroit, vraiment impressionnant.
L'arbre a même droit à ses temples privés
Les portes que l'on trouve partout à Bali, souvent même au seuil des maisons pour accueillir la visite et écraser tout démon qui oserait les traverser.
Information supplémentaire trouvée ici : ces hautes constructions sculptées qui donnent l'impression d'une porte fendue en 2 sont ce qu'on appelle des "candi bentars".
Ce type de porte est apparu durant l'ère Majapahit. (13e - 16e siècle, dernière grande dynastie hindou-bouddhiste originaire de Java). On les trouve dans les temples pour y marquer la transition du monde profane au monde sacré, selon la croyance que si un démon essaie de franchir les candi bentars leurs 2 morceaux se rejoindront et le démon sera alors écrasé. Dans les temples, ces portes sont généralement gardées par les statues des gardiens du temple. Chaque relief réalisé sur chaque partie de la porte est le miroir de la partie opposée de celle ci.
On trouve également des candi bentars sur les routes de Bali, assez récents et décoratifs. mais qui ont aussi pour fonction de délimiter les territoires entre les villages, les communes, les régions, etc. Elles peuvent être simples ou très grandes et décorées selon les endroits. Vous pourrez y lire :Selamat datang :Bienvenue et en repartant :Selamat Jalan: bonne route.
On peut aussi en trouver devant les plages. Une légende Balinaise raconte que les candi bentars représentent les 2 moitiés du mont mythique Meru qui a été divisé par Shiva pour devenir le Mont Agung et le Mont Batur.
Stupides nazis qui ont gâché ce symbole qui était à l'origine un symbole signifiant "bien-être" dans la religion hindoue.
Prête à décoller, vroum vroum !
Dernier souper en Indonésie, nous retournons au même endroit que la veille, toujours bien accueillis par le proprio et sa famille.